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L’expatriation… ah, ce doux mirage !
On l’imagine comme une promotion ensoleillée avec supplément mojito. Un ailleurs amélioré, une version tropicale du bureau du lundi.
Et pourtant, la réalité est souvent plus terre-à-terre que carte postale.
Car s’expatrier, ce n’est pas réserver une villa avec piscine, c’est quitter son nid sans savoir si on aura de quoi bâtir un nouveau perchoir.
C’est troquer ses repères contre des incertitudes, sa langue contre des balbutiements, et parfois, ses fourchettes contre ses doigts. Oui, ça pique un peu.
Ce que peu disent, c’est qu’il y a deux types d’expatriés.
Ceux qui, dès l’atterrissage, reconstituent leur petit coin de France : le pain du boulanger français, les apéros entre francophones, le regard tourné vers le retour.
Et ceux — dont je suis — qui choisissent de s’immerger dans la vie locale, avec ses bizarreries, ses beautés, ses contradictions.
J’ai fui les ghettos dorés pour marcher avec les habitants, manger ce qu’ils mangent (même si ça sourit dans l’assiette), et écouter leurs histoires.
Parce que vivre à l’Étranger sans y vivre vraiment, c’est comme voyager dans un pays les yeux bandés : ça fait chic sur le papier, mais c’est un peu idiot.
Moi, j’ai vécu l’expatriation sur tous les tons : en Arabie Saoudite — fascinante et en pleine mutation —, au Yémen — complexe et bouleversant —, en Russie, au Kenya, au Pakistan, aux États-Unis…
Autant de contrées où l’on doit réapprendre à vivre, à comprendre sans juger, à respecter sans comparer.
Et surtout, à tisser des liens avec des gens qui ne nous ressemblent pas.
Une belle expatriation ne se mesure pas au confort retrouvé mais à ce qu’on accepte de perdre pour mieux gagner.
Des amis qui n’ont jamais vu - et qui ne verront jamais - Paris, des repas qui ne ressemblent à rien de connu, des moments de grâce dans les endroits les plus improbables.
C’est ça, vivre ailleurs. Et vivre mieux.
Parce que finalement, ceux qui refusent de s’ouvrir à la culture qui les accueille ratent l’essentiel :
Le changement. Le vrai.
Celui qui transforme, bouscule, élève.
Et ça, mes cigales, c’est le chant le plus précieux que peut offrir le monde.
blog d'une expérience de vie différente
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